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5ème édition - 25 octobre 2008
Les photos sont sur votre droite ... album 'La Francis Rondeau 2008'. Vous pouvez les télécharger librement.
Et hop! voilà le tableau des résultats ... à télécharger ICI
La vidéo et visible à droite ou en cliquant ICI
Dans un Palais des Congrès de Saint-Jean-de-Monts toujours en travaux mais qui promet d’être magnifique dès le mois de juin prochain, Francis a pu accueillir ses amis du vélo et tous ceux qui sont venus soutenir la cause des brûlés.
Au milieu de la traditionnelle présentation de coureurs (Olivier Perraudeau, Roland Berland, Yvon Ledanois, Arnold Jeannesson, Hugues Grondin, Claude Moreau), de la tombola, de la mise en vente de maillot (cette année, le maillot jaune d’Alejandro Valverde, lors de la première journée du Tour de France 2008), quelques moments plus particuliers sont venus ponctuer cette soirée.
Le témoignage de 3 mamans ou épouses de grands brûlés sont venus rappeler à tous, dans un silence très respectueux, ce qu’est la vie quotidienne autour de la brûlure.
Yvon Ledanois a remis officieusement à Arnold Jeannesson, son futur maillot de l’équipe professionnelle Caisse d’Epargne qu’il rejoindra dès janvier prochain. Au passage nous lui renouvelons nos remerciements car pour nous, la grande classe c’est d’être efficace, généreux, et … discret.
Tandis que 2 jeunes accordéonistes très talentueuses se glissaient entre les tables, nos amis du groupe ‘Vachement Jungle’ faisaient monter l’ambiance en ponctuant le repas de leurs envolées jazz et tzigane.
Pour la soirée dansante, les danseurs ont pu apprécier Private DJ
dans ses œuvres.
Le repas était assuré par le charcutier-traiteur Maurice Durand de Beauvoir sur Mer, gratifiant nos papilles d’un coq au vin succulent.
Dans l’après-midi, près de 70 équipes de deux coureurs s’étaient élancées pour le traditionnel contre-la-montre de la route du Both. Les Amis du moulin et le club local ont assuré une organisation parfaite où, une fois n’est pas coutume, Stéphane Bossis l’emportait, couvrant la distance à près de 45 km/h de moyenne avec son camarade Frédéric Martin, champion de France sur piste.
Lors de la remise des bouquets et coupes sur le podium, un hommage particulier a été rendu à Yvon Dugué pour son tour de France en solitaire et sans assistance effectué en juin sur plus de 5000 km, en longeant les frontières et en faisant face aux intempéries et à la chaleur.
Le 13 décembre, à la mairie de St Jean de Monts, en présence de Paul Villain, Roule Roule et les Amis du Moulin ont remis le traditionnel chèque de don pour l'Association des Brûlés de France. Ce ne sont pas moins de 3200 euros qui rejoignent les 2000 euros de nos amis de la Rand'Océane de Beauvoir pour faire de la Vendée un des départements les plus actifs dans le soutien aux brûlés.
Paul Villain le soulignait lors de son allocution aux côtés d'André Ricolleau, maire de Saint-Jean-de-Monts.
Nous remercions tout particulièrement les bénévoles, que ce soit pour garder les carrefours, pour assurer la sécurité à moto, pour assurer l’animation de la course, pour chronométrer les équipes, pour aider aux ravitaillement des visiteurs, pour nous aider au bar lors de la soirée, pour ranger la salle quand la fête est finie.
Un merci tout particulier aux Amis du Moulin et de la Route du Both de notre ami Loîck Pagot, à Jean-Claude Boutholeau toujours fidèle pour qui nous formulons tous nos vœux de bonheur, à André Ricolleau, maire de Saint-Jean-de-Monts, qui, tout en restant discret, veille sur nous, au club cycliste le Saint-Jean-de-Monts Vendée Cyclisme qui nous assiste pour la course (au passage nous saluons le nouveau président François Berthomé et le président sortant Pierre Terrien).
Merci également à nos partenaires et annonceurs qui nous assurent de leur soutien.
Merci enfin à vous tous qui nous avez rejoint pour faire de cette journée LA JOURNEE de Francis et de ses amis.
A l’année prochaine.
Pour mémoire : ne manquez pas la 2ème randonnée cyclotouriste des 22 et 23 mai 2009 – 400 kms en deux jours de Saint-Jean-de-Monts à Dreux (28)
Un nouvel exploit de Denis Moran pour la Der des Ders
Le week-end du 21 juin 2008 aura réservé son lot de surprises aux randonneurs avec au menu une température insupportable et un parcours très difficile.
Je suivais Denis Moran et Cyril Grit au départ de 14h00 le samedi et tout s'est bien passé jusqu'au premier ravitaillement des 100 km.
Nelly et Géraldine, la femme de Cyril, étaient de la partie, l'une découvrant cet univers, l'autre toujours solide aux commandes.
Sur le parcours, on pouvait également retrouver la soeur de Francis Rondeau qui s'essayait dans ce genre d'exercice, ainsi que deux autres représentants du club de Challans.
Pour Cyril, la fête a été de courte durée, la chaleur faisant son oeuvre en mettant à mal la majorité du peloton, y compris les plus endurcis.
Très vite, Denis s'est retrouvé dans un groupe de trois, puis deux, pour finalement mettre en route avec Didier Kerlouet pour une fameuse partie de manivelle qui durera au total 500 km.
Les deux compères auront tour à tour des moments plus durs mais sauront rester solidaires, Denis étant de mieux en mieux dans la fraicheur de la nuit.
Au petit matin, Didier céda et, à 15 km du but, accorda à Denis le bon de sortie libérateur qui vit Denis arriver seul à Ballainvilliers en 18h36 pour 633 km.
Didier arriva peu après et les deux héros ont pu partager sur le podium toute leur complicité.
La soeur de Francis, croisée au pied du podium était fatiguée mais ravie de son expérience.
Le tableau de résultats peut être consulté ICI.
Vous pouvez également voir à droite quelques photos.
Enfin un grand merci aux organisateurs qui ont tant oeuvré pour notre plaisir. Nul doute que la dernière édition annoncée aura bien du mal à tenir sa triste promesse; rendez-vous sans doute dans ... et en attendant, je vous rappelle la date de la 5ème édition de la Gentlemen Francis Rondeau : samedi 25 octobre 2008. Au plaisir !
Vous pouvez également retrouver les exploits de Denis en Bretagne sur le site de Quintin
Guy
L'officiel Roule Roule .... demandez !
Les résultats de la course sont accessibles en cliquant ICI.
Les photos sont affichées à droite. Elles sont libres et vous pouvez les télécharger pour les imprimer, les retoucher, etc ...
Pour des raisons juridiques, nous n'avons pas souhaité reproduire les photos des enfants. Vous pouvez nous contacter individuellement.
Les travaux de réfection du Palais des Congrès de St Jean de Monts ne nous ont pas découragés d’organiser notre soirée de gala pour cette 4ème édition de la Francis Rondeau, Gentlemen Cycliste.
Une soirée toujours empreinte de gaité et d’émotion, placée cette année sous le signe de la prise en charge du brûlé.
L’occasion pour Paul Villain de repréciser les actions de l’ABF et ses projets.
L’occasion pour une délégation du Centre de Rééducation Bordelais « La Tour de Gassie » de prendre la parole pour expliquer le rôle des soignants dans la prise en charge des brûlés et la nécessité d’une chaine cohérente d’acteurs dans cette filière, du système d’intervention jusqu’à la réinsertion du patient en passant par les différents ateliers comme celui de maquillage ; au passage, l’occasion de nous remercier d’avoir participé à l’acquisition d’un appareil de dermo-pigmentation.
L’occasion de remercier tous les bénévoles et de présenter Pierre Terrien dans son nouveau rôle de président du St Jean de Monts Vendée Cyclisme.
L’occasion pour Francis Rondeau de serrer la main de tous ses amis et de sentir toute l’affection que ceux-ci lui portent, à lui et à sa famille.
Une animation endiablée comme sait en produire Patrice Poirier, un petit tour de taureau mécanique, clin d’œil au thème de la soirée, une vente aux enchères de maillots de Thomas Wockler et de coureurs de l’équipe Caisse d’épargne (la gentillesse et la disponibilité d’Yvon Ledanois, manager de cette équipe cycliste professionnelle, nous épate toujours autant), une tombola et un superbe repas font de cette soirée un rendez-vous annuel réussi que nous avons hâte de voir revenir.
L’après-midi avait également bien commencé avec la course organisée route du Both grâce à l’appui technique des Amis du Moulin et du club cycliste local.
En présence de Pascal Lino, ancien maillot jaune du Tour de France, d’Yvon Ledanois, de Jean-Cyrille Robin, de Claude Moreau, de Sébastien Duret, de Gérard Chesneau, de Gérald Feuvrier, d’Olivier Perraudeau et de nombreuses autres équipes venues se mesurer amicalement, les chronométreurs délivraient immédiatement les résultats accueillis joyeusement par nos amis Bordelais tandis que sur le podium, le champagne coulait et faisait ressembler l’arrivée à un circuit de F1. La pause du milieu de course permettait à tous de découvrir un vélo couché généreusement prêté par un partenaire (voir lien en bas à droite) )et de se rassembler autour du verre de l’amitié.
Nous retrouverons les Amis du Moulin et Paul Villain à Saint-Jean-de-Monts le 14 décembre pour la traditionnelle remise d’un chèque à l’Association des Brûlés de France.
En attendant l’année prochaine et la joie de tous se retrouver, nous remercions tous les bénévoles, les partenaires et tous ceux qui ont œuvrés à la réussite de cette journée …sans oublier nos épouses toujours aussi efficaces.
Roule Roule
4ème édition à St Jean de Monts
A vos marques ...
Les tickets pour la soirée sortent des rotatives, alors n'hésitez pas à contacter Francis au 06 72 81 22 38.
Cette année, une nouvelle animation et des photos pendant la soirée.
Au plaisir de se retrouver.
Roule Roule
Bordeaux-Madrid (la vidéo) - Dernière partie
Voici la dernière partie du film de Delphine Guilbaud ... bonne lecture.
Pour ceux qui n'auraient pas vu la première partie, vous pouvez la regarder en cliquant ICI
Pour ceux qui n'auraient pas vu la deuxième partie, vous pouvez la regarder en cliquant ICI
Pour ceux qui n'auraient pas vu la dernière partie, vous pouvez la regarder en cliquant ICI
Bordeaux-Madrid (la vidéo) - Saison 1 Episode 2
Eh oui, comme promis, voici la deuxième partie du film de Delphine Guilbaud ... bonne lecture et à la prochaine (normalement dans un mois pour la fin du film)
Pour ceux qui n'auraient pas vu la première partie, vous pouvez la regarder en cliquant ICI
Le soleil était de la partie pour cette nouvelle édition de la Rand'Océane qui a permis à toute l'équipe réunie autour de Stéphane Thibaud de proposer une belle journée aux participants.
De très beaux circuits, une solide organisation ayant mis l'accent sur la sécurité et beaucoup de bonne humeur pour faire de cette journée une réussite totale.
Cette année, et pour la deuxième fois consécutive, les organisateurs souhaitaient faire don du résultat de la manifestation à une association et Paul Villain, Président de l'Association des Brûlés de France (ABF) avait fait une place dans son planning de ministre pour venir en Vendée et remercier les organisateurs qui lui ont remis un chèque de 1800 euros.
Une très jolie somme qui permettra de consolider encore la présence et l'efficacité de l'ABF tant au plan technique que juridique, dans son rôle de soutien et de conseil auprès des victimes de brûlures et de leurs familles.
Paul Villain en a profité pour annoncer la nomination de Francis Rondeau au poste de vice-président de l'ABF marquant là encore son attachement à nos actions et son désir de voir Francis toujours plus engagé à ses côtés dans la lutte pour faire avancer la cause des brûlés.
Rendez-vous l'année prochaine, premier week-end de juin ... bonnes vacances et bonne route à tous
Vous pouvez laisser vos commentaires dans le livre d'or qui est maintenant à votre disposition en haut de ce blog ...
Bordeaux-Madrid (la vidéo) - Saison 1 Episode 1
Après d'âpres négociations avec les producteurs, nous profitons de ce Festival de (belles) Cannes 2007 pour vous proposer le film qui a fait connaître en France Léonardo Di Rondo : Bordeaux-Madrid.
Nous remercions Delphine Guilbaud qui a réalisé ce film et qui nous a gentiment autorisé à le mettre en ligne.
Le film va être découpé en 3 parties (comme pour Prison Break !) et chaque mois nous diffuserons une nouvelle séquence...(les 2 dernières parties vers le 15 juin et le 15 juillet)
Alors bienvenue sur Bordeaux-Madrid (Episode 1) et ... venez vivre ça avec nous !!!
Notez: si votre connexion Internet n'est pas rapide ou si votre ordinateur est un peu lent, il est possible que le film soit saccadé ou lent à charger; dans ce cas attendez la mise en tampon la plus complète possible avant de lire le film. Vous pouvez également nous en faire la remarque dans le livre d'or - si vous êtes nombreux à avoir des problèmes, nous effectuerons des corrections.
Samedi 25 novembre 2006 - Saint-Jean-de-Monts - Palais des Congrès Paul Villain, Président de l'Association des Brûlés de France est ravi. Autant par l'ambiance qui règne et l'engouement des Vendéens pour la cause des brûlés, mais aussi par le résultat exceptionnel des évènements organisés; derrière la locomotive Roule Roule, on retrouve 3 autres associations qui ont oeuvré dans le même sens pour apporter à cette cause encore un peu plus de moyens, indispensables pour consolider l'ABF et lui permettre de continuer à jouer un rôle de tout premier plan. Le vélo Club Belvérin avait remis il y a quelques semaines à Paul Villain un chèque de 1000 euros, résultat de sa randonnée cyclotouristique 'LA RAND'OCEANE. Pour mémoire, la prochaine édition aura lieu le 2 juin 2007. Par la voix de son président Stéphane Thibaud, le Vélo Club Belvérin a même anoncé la reconduction pour 2007 de son action en faveur de l'ABF. L'association Les Amis du Moulin de la Route du Both, assurant avec le club cycliste Le Saint-Jean-de-Monts Vendée Cyclisme, le contrôle technique de la gentlemen ont, quant à eux, remis un chèque de 800 euros. Enfin, l'Association Roule Roule, dont le Président Francis Rondeau jouera à l'avenir un rôle croissant au sein de l'ABF, a fait un don de 3500 euros à Paul Villain. Comme l'année dernière, et selon le souhait de Paul Villain, cette somme a été ventilée en deux parties. Un chèque de 2500 euros a été directement remis à l'ABF. Les 1000 euros complémentaires ont été provisionnés pour des actions de terrain régionales développées selon des critères très stricts dictés par l'ABF. Samedi 21 octobre 2006 - Saint-Jean-de-Monts - Route du Both Les cieux ont encore une fois été très cléments pour cette 3ème édition de la gentlemen organisée par Francis Rondeau et son équipe Roule Roule au profit de l’Association des Brûlés de France. Le Président Paul Villain avait d’ailleurs profité de sa venue pour organiser sur place le conseil d’administration de cette association très active dont Francis est dorénavant un représentant pour l’Ouest. Toujours associé aux Amis du Moulin de la Route du Both et au St Jean de Monts Vendée Cyclisme, l’association Roule Roule, organisatrice de la journée, pouvait compter sur tous les amis de Francis et de la cause qu’il défend ; coureurs en activité ou ancien champions, chacun est venu plus pour assurer la convivialité de cette journée que pour concourir, même si chacun a eu à cœur de se donner sans retenue, esprit sportif oblige. On pouvait donc découvrir ou redécouvrir Vincent Jérome et Anthony Ravard de l’équipe professionnelle Bouygues Telecom venus en voisins, Yvon Ledanois, toujours aussi disponible, Sébastien Duret, Raymond Delisle, Claude Moreau, Hugues Grondin, Ruiz de Leon, Olivier Peraudeau, Jean-Michel Monin et bien d’autres. Francis tenait d’ailleurs à remercier sur le podium tous ceux qui ont œuvré pour assurer le succès de cette première partie de journée – motards, chronométreurs, signaleurs, speaker tous les autres, amis ou curieux venus encourager les forçats d’un samedi après-midi. Le classement final, bien que symbolique mettait en avant la réussite tantôt des féminines comme Hélène Maheau, que les plus anciens ou encore les costauds du jour. Tout ce petit monde avait ensuite rendez-vous au Palais des Congrès de Saint Jean de Monts pour un repas dansant animé par Patrice Poirier ; un karaoké géant permettait aux moins timides de donner de la voix en attendant le couscous. Tombola, petits cadeaux aux enfants, et DJ en forme donnait à cette soirée un vrai air de fête en attendant la prochaine édition qui aura lieu le 27 octobre 2007. Un des manager de l’équipe professionnelle Franco-espagnole Iles Baléares-Caisse d’Epargne, Yvon Ledanois, avait même amené un maillot signé par le second du Tour de France 2006 Oscar Pereiro Sio, par le second du Tour d’Espagne 2006 et 1er au classement général de l’UCI PRO TOUR Alejandro Valverde ; le produit de la vente s’ajoutera aux dons que l’Association Roule Roule et les Amis du Moulin feront Aux Brûlés de France en fin d’année. A signaler enfin que la manifestation Belvérine ‘La Randocéane’ avait dès le vendredi soir apporté une grande contribution à la cause des brûlés en remettant un chèque de mille euros au Président Villain. L'article définitif sera publié après la réunion de remise du don à l'Association des Brûlés de France dans la revue officiel de l'ABF (Association des Brûlés de France) , le JDB (Journal des Brûlés). Retrouvez les photos de la Gentlemen à droite (en bas de la liste des albums photos)
Quelques dates à retenir
La Rand'Océane 2007
Organisée chaque année par nos amis du Cyclo Club Belvérin, cette randonnée qui part de Bauvoir sur Mer (85), permet à tous de découvrir ou de redécouvrir la côte, le Marais et le Bocage Vendéen. Les organisateurs ont décidé de fixer la date de cette manifestation au premier samedi de juin, chaque année. Pour l'édition 2007 ce sera
LE 2 JUIN 2007
Rappelons qu'en 2006, cette randonnée a permis de remettre un chèque de 1000 euros à l'Association des Brûlés de France.
La Francis Rondeau 2007
La 4ème édition de la Gentlemen Cycliste 'La Francis Rondeau' aura lieu à Saint-Jean-de-Monts
LE 27 OCTOBRE 2007
Saint-Jean-de-Monts ... Dreux 2008
La 2ème édition de la randonnée Vernouillet-St-Jean-de-Monts (400 km) aura lieu en 2008 (en principe à l'ascension). Pour respecter l'alternance entre les deux communes organisatrices, ce deuxième départ se fera depuis Saint-Jean-de-Monts. Réservez bien cette date dans vos carnets d'entrainement, surtout si vous pensez participer au Bordeaux-Paris 2008. C'est la distance et la date idéales.
... /... /2008
et aussi ...
2007, c'est aussi Paris-Brest-Paris ...
... et plein d'autres randos, gentlemen et cyclosportives dont les plus sympas (parmi celles que nous connaissons) seront citées ici ... Nous espérons que vous appréciez notre blog et nous vous donnons rendez-vous pour d'autre aventures ... En attendant, nous vous souhaitons à tous de bonnes fêtes, une excellente année 2007 et nous vous adressons tous nos voeux de santé et de bonheur. Sportivement, Roule Roule Si vous trouvez que la longueur des récits est trop importante, vous pouvez les afficher en plus grande largeur en cliquant sur le mot Blog affiché en rouge. De même pour la section photo, vous pouvez afficher les clichés sur la largeur de l'écran en cliquant sur le mot Photo en rouge | Par Laurent Prunier Petite précision: Laurent Prunier habite dans la région de la Rochelle; lui et son père Guy nous suivent dans tous nos périples depuis le Bordeaux-Paris 2000. C'est un vrai passionné de vélo et de grandes épopées cyclistes. Nous tenons à le remercier en publiant ici son récit. Enfin, en 2004, il est arrivé premier de la catégorie des moins de 35 heures en 23 heures. Admirez le style journalistique, c'est presque de l'Audiard. | L'ENORME RAID BORDEAUX-MADRID Une superbe aventure qui a commencé par un « Barbecue partie » chez Christine et Guy par un beau samedi de juin. J'y fais la connaissance d'une partie des protagonistes qui seront avec moi pour le premier Bordeaux-Madrid de l'histoire. Objectif maximum 36 heures pour 800 kilomètres, avec des paramètres inconnus. -
Un col et quel col ! Le Port Larrau, classé hors catégorie, distance 15 kilomètres, pente moyenne 9% avec des passages supérieurs à 14%, après seulement 250 kilomètres de course. -
Chaleur dans le désert de Navarre ! (attention à l'eau). -
Gestion de la nuit et du sommeil pour 4 coureurs ensemble ! Guy: le cerveau de la bande, sans lui tout le monde aurait dû voir Bordeaux-Madrid uniquement dans la presse. Denis: un mec à la force physique pas ordinaire (le col 42x21). « il a oublié que sur sa roue libre il existait un 23 dents ». Bruno : La puissance brute « je n'ai pas mal », « je n'ai besoin de rien », tout va bien et il s'éclate à larguer son assistance dès que ça descend. Francis : Un client hors norme pour une première épreuve hors norme. A quand la prochaine ? Christine : Sans elle je me voyais mal soigner tous les petits bobos de mes quatre zouzous. Elle n'a crié qu'une fois en voiture, bel exploit ! Brigitte : Amicalement, je la surnommerai « je pense a tout, j'oublie rien ». Et encore merci pour tes délicieuses pâtes. Nelly : Discrète mais d'une redoutable efficacité dans ses propos et décisions. Isabelle : Une force de caractère pour avoir soutenu et encouragé son mari avant, pendant, et après l'épreuve. Delphine: Qui a dirigé de main de maître toutes ses équipes de télévision, avec un papa dont le coup de volant est aussi redoutable qu'efficace. Départ de Saint Xandre le jeudi 28 juin 2001 à 21H30 avec un Renault Espace, (une première pour moi) mais je me le mets vite en main, ça ROULEROULE tout seul, hôtel Formule 1 de Léognan 23 heures, vite vite tout le monde au dodo. Réveil 4H30 la pression est perceptible, elle est montée d'un cran pendant la courte nuit. Denis nous prodigue les quelques derniers conseils pour le plan de bataille prévu. Brigitte et Isabelle dans le Renault Master en queue du peloton, et l'Espace devant, direction Mont de Marsan pour le premier ravitaillement en vol. On quitte l'hôtel très en retard, d'où un échauffement de 10 kilomètres qui se transforme en contre la montre, compteur Espace 30 à 45 km/h. Au départ, oh surprise! Seulement 83 coureurs dans la catégorie moins de 36 heures, dommage il n'y aura pas la guerre au premier contrôle à Mourenx. Je repère quelques grosses pointures des longues distances, François Thoraval, 54 ans recordman sur Paris Brest Paris en 43H20 en 1995 et double vainqueur sur Bordeaux Paris, Jean pierre Lapouble 43 ans 12ème en 47H12 sur Paris Brest Paris en 1999 et 10ème en 18H58 sur le dernier Bordeaux Paris, Joël Gaborit 40ème en 49H23 sur Paris Brest Paris en 1999, ainsi que l'inusable Jean Claude Chabirand qui comptabilise 6 Paris Brest Paris et au moins autant de Bordeaux Paris. Avec Christine et Nelly nous filons à Mont de Marsan, au programme petit déjeuner et préparation des bidons de 640 et d'hydralixir à la pêche, devant une porte de garage où le propriétaire voulait sortir « gag ». Puis un coup de téléphone et on retrouve le Master à Cére, Nelly descend pour laisser la place, malgré déjà le bordel dans l'Espace, à Patrick pour la caméra et Mathieu au son. Le peloton est groupé, mes 4 zouzous sont bien à l'abri, vite vite je me faufile parmi les bidochons et leurs camping-car pour ravitailler avant Mont de Marsan. Dans la ville le peloton est prioritaire mais pas les voitures d'assistance, tant pis j'ai une plaque, pas de cadre mais minéralogique donc je le suis. Le ravitaillement en vol est presque accompli lorsque Bruno vient prendre un bidon à la fenêtre de la voiture sur une toute petite route en bosse et que je retrouve celui-ci par terre au milieu de la route. MERDE ! Pas question de perdre ni ma place, (la première au cul du peloton) ni mon bidon. Facile, j'arrête l'Espace au milieu de la route, porte grande ouverte, et je sprinte pieds nus pour ramasser le bidon. Je n'ose vous décrire les noms d'oiseaux des autres véhicules mais je repars le premier. GENIAL non ? Puis arrivent les premières grosses bosses et le peloton éclate comme la roue arrière de Guy. NO PROBLEME, Denis est là pour l'attendre et nous pour changer celle ci. Ensuite pour l'Espace qui a soif, direction Mourenx lieu du premier contrôle. Nelly, qui est de retour, va s'essayer à la conception de sandwichs au pain de mie complet, Vache qui rit (nous aussi), jambon avec un cutter dans une voiture qui roule, le tout sur un couvercle de glacière, alors que nous cherchons le fameux contrôle et que celui-ci se trouve 3 kilomètres plus loin à Vielleségure. Les premiers coureurs arrivent, Thoraval, Lapouble etc... Sous nos yeux tristement impuissants, un espagnol doit abandonner, patte de dérailleur arrière cassée , les boules pour lui....! (toujours prendre deux vélos). Puis arrivent les deux inséparables, Francis et Bruno, vu déjà leur état, le relief passé et à venir, une seule chose me vient à l'esprit; au placard la feuille de tableau de marche, coûte que coûte il faudra finir. Dix minutes derrière, Guy et Denis arrivent salement touchés par la chaleur. Les premières larmes que je vois commencent à perler sur les joues de certaines femmes de coureurs de voir leur mari dans un état pareil, du jamais vu pour elles et ce n'est que l'échauffement, ça va être pire plus tard. 20 minutes d'arrêt a l'ombre (encore devant un garage, mais je m'en fous) et tout le monde repart. Tout à coup, à l'ombre dans l'herbe sur le bord de la route grand Guy est victime d'un coup de mou. L'horreur commence, massage au synthol, arrosage avec un brumisateur, vitamine C à croquer, aération des pieds etc.... Je pense que l'on a tout fait, mais vite je comprends que son corps dit non, mais que la tête dit oui. Je lui propose de s'arrêter le temps nécessaire, quatre heures ou plus, que l'on fera une deuxième nuit, et se débrouiller avec trois voitures pour qu'il voit Madrid sur le vélo. Puis je préfère partir rejoindre les trois autres coureurs avec Christine, qui après un dernier encouragement sans larmes devant son amour de mari, explose en sanglots dans la voiture. La course à l'eau commence à un rythme infernal, on retrouve les trois compères. Allez ! Un arrêt à l'ombre pour attendre Guy, où là je retrouve Jean Pierre Labouble en mauvaise posture, vomissement, ne pouvant rien avaler, mal partout (c'est bizarre j'ai déjà vu ça quelque part). On laisse Christine sur le bord de la route la tête pleine d'inquiétude. Nelly et moi rentrons dans un village pour chercher de l'eau. Nous demandons à un vieux monsieur, qui nous répond moitié patois local, moitié basque; dans tout ça je comprends EAU et CIMETIERE. De mes yeux je suis la direction de son doigt m'indiquant une très grande rue (un mètre cinquante de large) va falloir faire passer l'Espace, et au bout le cimetière. Vite de l'eau, avec Nelly on s'arrose tels des Parisiens découvrant l'Atlantique. Tout ce qui peut être rempli l'est. On reprend Christine et on repart sans les coureurs, qui eux sont déjà devant, sauf Denis qui a décidé d'attendre Guy au pied du col. Arrêt dans un bistrot basque chez ALFITCHA au village LICQ-ATHEREY où j'essaie de négocier l'achat de sirop sucré. Mais impossible, alors un café SVP et avec les deux filles du patron on discute ROULEROULE, internet, Bordeaux-Madrid etc... (papa écoute très attentivement). Et après deux photos de nous avec toute la famille, je repars avec deux bouteilles d'eau fraîche et du sirop de citron et d'orangeade. LE BONHEUR pour cinq francs. Mais, comme un bonheur n'arrive jamais seul, le Master arrive pour nous dire que Guy est reparti dans un groupe et que son fidèle lieutenant Denis l'attend au pied du mythique col. En effet, nous voyons Denis, à qui un peu de citronnade bien fraîche fait le plus grand bien, attendre Guy. Nous montons, la vue est magnifique, les paysages somptueux, mais que ça monte dur. Pour l'Espace uniquement en première, pour les coureurs deux possibilités s'offrent a eux, dérailleur tout à gauche en zigzagant de droite à gauche de la route tels des poivrots à quatre grammes, ou bien à pied. La chaleur monte au fur et à mesure avec les coureurs. Nous nous arrêtons à l'ombre bien évidemment (cette fois pas de garage), nous tendons de l'eau aux peu de rescapés que nous rencontrons, puis arrivés au sommet à 1590 mètres d'altitude, c'est l'apocalypse, les coureurs cherchent de l'oxygène en raison de l'altitude et de la chaleur. Notre ami suisse qui a chuté en début de course est mal en point, le sang qui a coagulé lui tire la peau et il a mal aux jambes NO PROBLEME, Christine lui prodigue un massage de professionnelle et il repartira. Arrivent Francis et Bruno, exténués, cassés. Survint alors une explosion de larmes de toute l'équipe de voir Francis ici. Pour Bruno comme d'habitude RAS. Mais mille fois hélas le Master arrive avec à son bord grand Guy. Pour lui Larrau a eu raison de son corps. Je ne trouve pas les mots pour essayer de le consoler, préférant m'éloigner pour chialer, comme un gamin à qui on vient de voler un bonbon. Pour moi une partie de la mission ne sera pas remplie. Enfin le troisième larron Denis, parti avec 50 minutes de retard au pied de Larrau, arrive seulement avec 10 minutes de retard en haut, gros exploit (normal 42x21). A cette altitude il y a du vent, donc risque de refroidissement, Denis veut descendre tout de suite, faut pas traîner ici, nous décidons de faire repas au prochain contrôle qui se trouve à Navascues. Le groupe reprend des rescapés et du rythme en même temps. D'un seul coup Francis me fait un caca nerveux pour une BIERE, oui oui vous lisez bien une bière. NO PROBLEME demi tour, vite un bistrot, deux bières et retour 10 minutes après vers Francis et en 3 gorgées elle est au chaud. OUF ! On a évité le retour à la maison pour une bière. Vers 20H45 à 10 kilomètres du contrôle du jamais vu pour moi sur une telle épreuve. Le Master est arrêté sur le bord de la route, le repas de réveillon est prêt manque plus que la musique, les cotillons et l'alcool. Arrêt total 40 minutes (merci Denis j'ai cru exploser de mes yeux le cadran de ma montre). Pour faire passer ces si longues minutes d'arrêt qui me semblent être des heures je mange les délicieuses pâtes façon Brigitte et Isabelle et j'essaie de bien préparer le matériel de nuit en espérant en oublier le moins possible. Bidons, baudriers, éclairage etc... et surtout mon sac. Christine et Guy repartent avec moi, ce dernier qui a très mal partout essaie de déployer sa grande carcasse parmi le fourbis dans l'Espace, (presque aussi dur que la montée de Larrau). Francis, Bruno et Denis sont déjà repartis à très vive allure (supérieure à 30 kilomètres heure). Ils arrivent « sans éclairage » au contrôle de Navascues, a 22H30. Là on apprend que seulement deux coureurs dont Thoraval et Chizelle (quinzième sur le dernier Bordeaux Paris en 19H05) ont trois heures d'avance. Robin (29ème sur Bordeaux Paris 2000 en 19h21) est troisième a une heure et seulement quatre autres sont repartis du contrôle et ne se trouvent pas très loin. Ici pas question de traîner. Installation des éclairages, baudriers et ça repart. Faut pas, malgré le bruit des voitures et des motos, réveiller les coureurs qui s'arrêtent dormir. Le premier rejoint est Jésus Boitât, (25H30 sur Bordeaux Paris 2000) un Espagnol certainement bûcheron, qu'il fasse 10° la nuit, ou 38° la journée, sa tenue vestimentaire est la même, maillot manches courtes et cuissard court. Puis Julien Leroyer le papy du groupe 59 ans sans assistance, qui pour voir l'Espagne encore plus profonde, a fait un crochet de dix kilomètres avant de se rendre compte de son erreur de parcours. Total 20 kilomètres en plus. Quand on aime, on ne compte pas. Deux autres coureurs, avec comme nouveau coach improvisé Joël Gabarit qui a du renoncer à cause de Larrau et oui encore un. Le dernier repris, Nicolas Campant, un très jeune seulement 23, ans, lâché par les trois premiers, tout heureux de trouver un groupe avec de l'expérience pour finir à Madrid avec ses deux charmantes assistantes. Ça y est, au contrôle de Peralta, le groupe est formé il ne reste plus qu'a le faire avancer. La nuit pas de repos, toutes les dix minutes il y en a un à la portière, et je veux une jambière, un tee-shirt sec, un maillot manche longue, un survêtement, une doudoune, tout ça se trouve dans le Master. SAUF mon sac qui m'a suivi. Résultat, c'est moi qui finis en tenu d'été, tee-shirt et manchette, ça a du look! Ah j'allais oublier le « T'as pas » de l'eau gazeuse, du coca, du 640, de la boisson pêche ou menthe et j'ai faire, je veux-un sandwich, une barre de céréale. C'est Guy qui essaie de goûter, mais son palais ne fait plus la différence, Christine le relaye dans l'exercice, moi toujours pareil Marlboro, coca, café, barres de céréales. Vers trois heures du matin, la fatigue gagne mes yeux, je demande aux coureurs de retirer leurs baudriers. Ah ça, et une Marlboro et tout de suite ça va mieux. Guy s'est enfin endormi ainsi que Christine. J'ai perdu la trace du Master et de l'équipe TV. Pendant ce temps l'inusable Denis assure le rythme, bien aidé par Nicolas. Tout ce joli monde arrive à Soria. Là une beuverie géante touche à sa fin (dommage), sous les applaudissements et les sifflets prodigués par des jeunes gens qui ne savent plus si ils hallucinent de voir sept mecs sur un vélo, ou bien l'alcool dont ils sont imbibés qui leur donne des visions surréalistes. Après cet intermède tout le monde ROULEROULE. Guy et Christine somnolent et moi je lutte de plus en plus, vers 4 heures une accalmie de « t'as pas ci, t'as pas ça « , m'est fatale, le temps d'arrêter l'Espace de réveiller Christine et je m'effondre comme un bébé coté passager. Tout a coup BIP BIP BIP dans la voiture, c'est le réveil de Guy dans un sac qui fait des siennes. Tant pis 15 minutes de sommeil, un coca avec une Marlboro et ça repart, il est 4H30, j'ai bien dormi. Je reprends le volant. De 5H30 à 6H00 on assiste au levé du soleil, en plein désert c'est un spectacle fantastique qui nous ouvre les yeux. La température qui était descendue à 10° commence déjà a remonter et va suivre sa progression jusqu'à 38° au plus fort de l'après-midi. Au contrôle d'Atienza, le dernier avant l'arrivée vers 8H00 du matin, arrêt 20 minutes. Petit déjeuner copieux, équipement pour la chaude journée sans oublier la crème solaire qui est de rigueur. J'en profite pour à nouveau négocier avec les gentils contrôleurs coca, fruits, sandwichs cela fera ça de moins à trouver et préparer, du véritable racket. Le début de la matinée se passe sans accrochage majeur mise à part une crevaison de Jésus, auquel je remplace la roue et ça roule de nouveau. Vers 11H00 le soleil tape déjà très fort 35°. Le parcours est une véritable montagne russe, ça monte beaucoup et ça descend peu. Denis décide d'assurer le tempo. Il prend des relais tellement longs que l'on a l'impression qu'il roule seul. Guy à qui je cause beaucoup, pour rester éveillé, me lance d'un air désabusé heureusement pour eux je ne suis pas sur le vélo, je n'aurais pas pu suivre le rythme imposé. Je lui réponds l'avantage que tu auras pour la prochaine expédition tu connaîtras le parcours. Pour nous, les voitures suiveuses, une chasse à l'eau, (et bière) commence pour ravitailler les coureurs et ça va durer jusqu'à l'arrivée. Isabelle, trouve enfin la boisson des champions pour Francis une CERBEZA bien fraîche, attention au contrôle Alcootest à l'arrivée. Bruno et Denis nous piaillent de l'eau gazeuse, je trouve du FANTA citron et orange, ils feront avec. Vers 12H00, 13H00 le thermomètre de l'Espace indique 38°, la clim sur les pieds, nous on ne le sent pas vraiment, là où ça brûle le bras, c'est quand il faut passer de l'eau aux coureurs. Nous voyons Francis repousser la souffrance à son paroxysme, jusqu'à ne plus pouvoir parler. Tout à coup a 50 kilomètres de l'arrivée, il s'arrête à l'ombre dans un village. Pas de panique, de l'eau partout, des mots d'encouragement (Isabelle), et une grosse secouée (Denis) et ça repart. OUF. Il me l'a dit après, mais il a bien cru que c'était la fin, moi pas, pas si près du but. Puis un des autres coureurs est victime d'une crevaison, la bonne aubaine pour moi, pour organiser l'arrivée, Francis 4, Denis 5, Bruno 6 et le reste derrière. Tout le monde est entièrement d'accord. Avec Christine on décide de laisser l'assistance au Master. Il ne reste plus que 30 kilomètres, et nous filons sur ALCOBENDAS. A l'arrivée. Oh la surprise. Un tivoli planté au milieu d'un vélodrome, sur lequel l'Espace a droit à un tour gratuit, trois organisateurs attendent patiemment les coureurs. Un supporter de marque est là aussi pour attendre son petit, « Mr Moran père », une première pour Denis. Les douches sont ouvertes. Super! ça sentira moins fort dans l'Espace. A 14H40, Francis, Denis, Bruno et Nicolas rentrent sur le vélodrome. Où sont les autres? Ils arrivent m'informe Brigitte. Un moment inoubliable d'émotion envahit toute l'équipe. Les larmes de joies tombent telle une averse bretonne. Francis est défoncé, mais il trouve, dans un ultime effort, le courage de porter à sa bouche le goulot d'une bière fraîche. Pendant ce temps les autres coureurs sont arrivés. Delphine et son équipe commencent les interviews. Après une bonne douche Denis et moi partons prendre un verre pour téléphoner à mon papa, histoire de l'informer de l'exploit. Analyser ce qui a été et ce qui a moins bien fonctionné, de parler du passé et des projets à venir. Après avoir fait du rangement dans les véhicules, l'association ROULEROULE nous offre un verre. J'en profite pour faire découvrir le Bacardi à Bruno, qui a l'air d'apprécier, et direction une cafétéria puis dodo dans un Formule 1 climatisé, ça aide. Il est 23H30, demain debout de bonne heure, faut rentrer, Il y a environ 900 kilomètres. Je prends le Master avec Nelly et Denis. Bruno s'installe parmi les vélos, sacs et glacières pour dormir comme un bébé. Guy conduit l'Espace avec tous les autres, direction Biarritz où Delphine et Serge reprennent leur voiture. Un pic nique improvisé devant une sandwicherie sera l'occasion de se remémorer la course. Puis direction La Rochelle, rendez vous chez moi pour se désaltérer où mon papa est là pour voir Denis et tous les autres. Un très grand merci à toutes et à tous, et bienvenue dans le club des gens pas ordinaires pour une épreuve pas ordinaire. Laurent (l'album photo est disponible dans la partie droite) Par Guy Coudrais Jeudi 28 juin 2001 Le camion est chargé de la veille avec les vélos et tout le matériel, et nous partons, Bruno, Francis et moi vers 9h30 pour Bordeaux où Francis doit revoir l'équipe qui l'a pris en charge après son accident, à la Tour de Gassies. Arrivée vers midi, quelques bonjours rapides dans ce bâtiment où tout le monde s'affaire et rendez-vous dans le service de rééducation pour retrouver ceux qui sont restés en contact et qui n'en reviennent pas de la transformation physique de Francis. C'est vrai qu'il a perdu 15 kilos en 7 mois et 11000 kms de préparation. Souvenirs émus, encouragements pour l'épreuve du lendemain, quelques mots à un patient brûlé dont les yeux s'éclairent un peu en écoutant le parcours de Francis. Repas à la cafétéria du centre et rendez-vous à l'hôtel pour se reposer. Nous nous rendons à Léognan pour récupérer les plaques de cadres et les feuilles de route. Nous apprenons au passage que nous ne serons que 188 partants dont environ 90 dans la catégorie des moins de 36 heures. Les organisateurs nous avertissent également que le parcours vers Madrid a été changé en dernière minute pour faire face à des travaux de voierie. On nous offre à chacun une bouteille de Bordeaux. Le parcours fera donc 797 kms. Une équipe de télé locale nous demande de répondre a des questions et nous repartons. Ayant eu des difficultés à trouver la halle de départ, nous décidons, une fois rentrés à l'hotel, de refaire le parcours à vélo pour être sûr de trouver le chemin le lendemain matin. Ceci étant fait nous regagnons l'hôtel et nous partons dîner pour nous coucher tôt. La première équipe de Delphine, Patrick à la prise de vues et Mathieu au son se joint à nous et nous finissons de manger vers 22h00. A l'hôtel nous retrouvons Denis et les femmes ainsi que Serge et Laurent et tout le monde se couche vers 11h30, le réveil réglé sur 4h30. Vendredi 29 juin 2001 Le réveil sonne et nous nous jetons sur les gateaux préparés spécialement. Laurent prépare les deux premiers bidons de chacun (1 de nourriture liquide, 1 de boisson isotonique). Mise en place des lumières et des baudriers réfléchissants et à 5h30 nous repartons à vélo (pour s'échauffer !!!) vers Léognan. L'équipe de Delphine et les véhicules sont prêts pour le départ. Tout le monde est sur les nerfs et nous nous glissons dans les premières places. On retrouve des habitués des longues distances, des Bretons, des Espagnols et plein de passionnés décidés à vivre une grande aventure. Top Départ à 6h00. Le peloton se lance guidé par les motos officielles. L'allure est relativement faible (25-30) pendant les 50 premiers kms. Guy crève et revient en chassant derrière les voitures. Le ton monte progressivement (35-40) avec quelques tentatives pour se sortir du long peloton et aborder sans risque de chute le premier contrôle. On entend derrière le bruit des chutes et on nous dit que le Suisse rencontré à l'hôtel s'est fait mal mais est reparti. Ravitaillement en vol vers le 100ème km. Au bout de 150 kms, nous nous retrouvons à une soixantaine. Le soleil tape de plus en plus fort (30°) lorsque nous abordons le 200 ème kilomètre et les premières côtes. Au premier contrôle de Villesegure, nous ne sommes plus que 30. Tout le monde est bien. Eugénie les bains marque le début de l'aventure Pyrénéenne. Guy se sent moyen et Denis tente de le remettre dans le rythme. Mais le souffle se fait plus court, la force baisse et la vitesse tombe. Denis décide de lui laisser reprendre son rythme et de se rapprocher de Bruno et de Francis. Les voitures préviennent les gars que Guy essaie de retrouver son rythme. En effet, sans forcer, Guy reprend un petit groupe puis un deuxième mais la pente se fait plus pressante et le soleil commence à taper dur. Guy crève une deuxième fois et n'a même pas la force de traverser la rue pour se faire dépanner d'un démonte pneu. Heureusement que Christine est partie devant car Guy zigzague de plus en plus et avance de moins en moins. Pendant ce temps Bruno et Francis entament l'ascension du Col de Larrau. La pente est effroyable. Ils sont debout sur les pédales et sont obligés de tirer des bords sur la route comme des marins face au vent pour trouver un peu de répit. La plus grande partie du col se fera à pied comme pour les autres sauf un couple d'Espagnols équipés de 30X30. Les voitures calent, des cyclistes vomissent sur le bord. Le moral est au bord du gouffre Denis revient à son rythme dans le col. Il a peur que la voiture soit derrière car la pente est trop rude et il a peur de craquer. Heureusement, tout le monde est plus haut. En arrivant en haut du col, c'est Waterloo ; les gars sont allongés pour essayer de reprendre leur souffle et pour faire descendre la température de leur corps. Notre amis Suisse est allongé et mal en point. Nos 3 survivants se restaurent mais ne tardent pas à repartir car il vaut mieux ne pas se refroidir à cette altitude. Guy est remonté dans le camion et se repose. Il ne sera pas de trop pour aider les gars dans la nuit. De plus, il paraît que le premier à quitter le LOFT devient célèbre ! Le parcours ne se calme pas jusqu'à la nuit au contraire. Les côtes sont très fréquentes mais les pourcentages sont plus cléments. On ne rencontre pas de véhicules en face et très peu nous doublent. Quelques un donnent des coups de klaxon amicaux et d'autres nous font des signes avec le majeur dressé vers le haut, sans doute pour nous indiquer la direction et nous prévenir que la route monte. Nous apprenons au passage quelques mots indispensables pour survivre ; nous n'avons pas encore pu saisir la traduction exacte de NTM en Espagnol !!! Le jour se couche progresssivement et tout le monde fait une halte pour se restaurer et se préparer à affronter la nuit. Les pâtes sont les bienvenues et les gars montrent un appétit qui fait plaisir aux femmes. Boire, manger, se couvrir ; c'est essentiel car on passera en montagne cette nuit et la température va chuter. La journée s'achève bien pour tout le groupe même si Guy a le blues. Le cortège s'avance tranquillement dans la nuit. L'équipe de Delphine (Patrick et Mathieu) va avoir plus de problèmes pour trouver une bonne lumière mais ce sont des pros et on leur fait confiance. Ce témoignage visuel est important pour nous afin de montrer ce que l'on a vécu. Nous pensons aussi à ceux, notamment les brûlés, qui verront ce récit montrant la détermination et le courage de Francis. La température est encore de 25° vers 22h30 mais on sent qu'elle va baisse très vite car on aborde une région escarpée. Elle descendra à 10° vers 2h00. Les gars sont bien en rythme et grimpent en danseuse. La moyenne est bonne (30) mais les gars commencent à avoir froid. Attention à la fringale et à la fatigue. On sait qu'il y a encore trois groupes devant ; 2 ont déjà plus de 3 heures d'avance, 1 suit à 1 heure et 4 ne sont pas très loin. Nos trois mousquetaires rejoignent ce petit groupe à Péralta pour le contrôle. L'équipe de Delphine organise la réception de la deuxième équipe qui vient d'Avignon via Biarritz. Les gars sont fatigués mais tout le monde décide de prendre son temps. Le groupe prend en charge un espagnol, Jésus, qui nous fait rigoler avec sa cadence de pédalage. On se dit qu'il risque de s'étouffer mais pour l'instant il a fière allure. Nous rejoignons assez vite un ou deux petit groupes pour constituer un peloton de 7 gars assez homogène malgré la différence d'âge. Tout le monde joue le jeu avec parfois des envies de partir vite résonnées car il reste beaucoup de bornes et rester tout seul dans le désert Madrilène en angoisse sûrement plus d'un. Vers 5h30 on traverse Soria. Les Espagnols vivent la nuit, on les comprend. Mais dans cette ville, la vie prend des allures de fête ; des centaines de jeunes et de très jeunes sont rassemblés par groupes sur les trottoirs, la rue est jonchée de verres en plastique et de détritus. On se croirait dans une immense rave-party. Quand nos gars passent dans les rues, ils sont sifflés parfois mais le plus souvent applaudis et on pouvait entendre le refrain : Indouraïnn, Indouraïnn, Indouraïnn… Tout le monde commence à avoir froid et nous sommes à court de changes. On enfile une doudoune à Francis et un survêtement à Bruno. Denis se couvre surtout une jambe (si si) et enfile un tee-shirt de reste. Notre Espagnol, Jésus, lui n'a pas froid. Il faut dire qu'il tourne les jambes comme Lance Amstrong. A force, ça lui joue des tours car il fait parfois l'élastique. Mais tout le monde veille sur les autres et le groupe continue d'avancer groupé. Dans le groupe il y a des gars vraiment différents. Les âges vont de 22 à 59 ans mais ils sont vraiment durs au mal et on n'entend aucune plainte (C'est parce que je n'y suis plus !!) Le jour va bientôt se lever et tout le monde est sur les nerfs dans les voitures. Brigitte, Isabelle et Guy remplissent le camion de Kleenex ; heureusement que les gars sont exigeants car le fait d'être sollicité sans arrêt nous empêche de flancher. Francis n'est bien que sur le vélo et c'est une façon de parler. Son regard en dit long sur ses souffrances mais on sent qu'il continue pour nous et pour donner un sens à cette épopée. Denis ne lui laisse aucun répit car il sent qu'il est fragile et que l'arrivée est encore loin. Bruno est quelqu'un de fascinant car on ne sait rien de son état. Je sens qu'il ont un mental différent du mien et je les envie pour leur détermination. Samedi 30 juin 2001 A six heures du matin, les gars ne le savent pas encore, il leur reste 9 heures de vélo à faire ; cela fait environ 250 kms à parcourir. Il ne savent pas que la température va monter de plus de 25 ° pour atteindre 35-38° à Madrid. De plus, le profil de la route ne va pas s'aplanir. En effet, jusqu'à Madrid, on ne verra ni arbres, ni verdure, ni maisons. RIEN. Le sol est couvert de blé. Des rochers blancs ou rouges dépassent des champs et découpent un ciel bleu azur. Le soleil se réfléchit sur ces éléments et la chaleur se concentre sur la route. Chaque colline semble être la dernière. Tout le monde croit que la route qui monte sur le plateau sera plus clémente et offrira aux coureurs un peu de plat. Mais non, chaque fois, elle redescend plus bas et oblige à regrimper. La chaleur est intense (35-38°) et Denis prend les choses en main car il ne faut pas trainer dans les parages. Nous sommes obligés d'asperger les gars en permanence, y compris ceux qui ne sont pas de notre groupe et qui n'ont pas d'assistance. Chacun essaie de compter les kilomètres qui restent mais c'est difficile. Nous cherchons du regard quelque chose qui pourrait ressembler à une grande ville, mais rien à l'horizon. On se croirait dans un western mais ici c'est les cyclistes qu'on achève. Nelly et Isabelle font des acrobaties dans le camion pour trouver de l'eau. Laurent se faufile entre les voitures suiveuses pour informer tout le monde. Francis ne peut plus beaucoup parler, à peine respirer. Il rêve d'une bière et Bruno veut boire de la agua con gas. Nous n'avons plus que de l'eau plate. Laurent était déjà allé hier après-midi chercher de la cerveza et cette fois ce sont les filles qui détournent leur route pour trouver le breuvage tant convoité. Francis qui déguste une bière dans ces conditions, c'est le bonheur total, comme si un nuage avait momentanément caché ce foutu soleil. Une moto officielle nous double et nous indique 54 kms à parcourir. Encore deux heures de route. Soudain on aperçoit à l'horizon la silhouette de Madrid. Chacun fait son calcul en se disant qu'Alcobendas, la ville d'arrivée, est au nord et que le calvaire est bientôt terminé. Nous arpentons toujours le même paysage derrière la moto. Des pylones électriques et les voitures qui nous dépassent plus souvent nous indiquent que nous nous rapprochons de la civilisation. Encore un effort. Les bouteilles d'eau passent de main en main. Les pancartes indiquant Madrid sont accueillies avec entousiasme. On n'en croit pas nos yeux mais la moto nous fait rentrer sur l'autoroute, sorte de périphérique autour de la capitale. Nous roulons sur la bande d'arrêt d'urgence, klaxonnés et sifflés par les Madrilènes pressés. C'est un peu surréaliste et surtout très dangereux. Nous pensons à ceux qui seront seuls à cet endroit du parcours et qui penseront s'être trompés. La tension monte quand on voit les pancartes indiquant Alcobendas. C'est une banlieue assez animée et pas trop moche. L'arrivée semble encore loin. On nous fait passer plusieurs rond-points et enfin, au bout d'une dernière côte, nous apercevons un complexe sportif articulé autour d'un vélodrome en béton. Les coureurs rentrent sur cet anneau, comme dans Paris-Roubaix et accomplissent un tour complet avant de se présenter devant la ligne tant attendue. Les autres gars ont eu la gentillesse et la sportivité de laisser nos 3 rescapés entrer les premiers sur le stade. Nous sommes surpris du manque d'accueil mais notre bonheur nous suffit et tout le monde est très ému…. Et très fatigué. Tout le monde s'embrasse et beaucoup pleurent. Enregistrement des numéros de plaques et photos. Certains se dirigent vers les douches et d'autres se trainent en titubant vers les tonnelles en plastique installées pour l'occasion. On s'interroge un peu sur les conditions de sécurité autour d'une épreuve aussi intense d'autant plus que les organisateurs font habituellement un sans-faute sur le Bordeaux-Paris. Quelques photos de groupe avec Jesus puis nous allons tous prendre un pot après avoir pris un moment de détente sous les arbres et après avoir ranger les véhicules. Le soir, nous irons manger dans une cafétéria et nous rejoindrons l'hôtel pour un coucher à minuit. Nous avons du mal à nous séparer mais l'hôtel est climatisé et tout le monde s'effronde vite. Voilà, notre périple se termine. Nous allons revenir avec des émotions, des images et un groupe soudé. Nous avons réussi notre pari Francis est allé au bout, grâce d'abord à son courage et à sa détermination, mais aussi parce que nous avons su créer autour de lui une dynamique d'amitié. Félicitations à tous ceux qui ont participé à cette folle aventure. Nous voulons remercier tous ceux qui nous ont accompagné, écrit, téléphoné, soutenu financièrement. Merci à nos partenaires sans qui notre périple se serait transformé en galère. Nous tenons à associer à notre aventure Julien Moreau et ses parents. Merci à Delphine pour sa gentillesse et à son professionnalisme. Merci aux équipes techniques qui, tout en faisant leur travail, ont su nous respecter. Merci à nos femmes qui ont, malgré la fatigue et la tension nerveuse, assuré leur tâche au maximum. Merci à Laurent pour son efficacité. Merci à Bruno et Denis. Merci Isabelle d'avoir tenu le coup Et, Merci à toi Francis qui nous a montré que la vie, c'est comme un parcours à vélo ; après la descente, on peut remonter avec la volonté et, en haut, savourer la joie d'être un autre homme. Enfin, nous pensons très fort à Vincent Moreau à qui nous dédions cette épopée. (l'album photo est disponible dans la partie droite) | Par Laurent Prunier Petite précision: Laurent Prunier habite dans la région de la Rochelle; lui et son père Guy nous suivent dans tous nos périples depuis le Bordeaux-Paris 2000. C'est un vrai passionné de vélo et de grandes épopées cyclistes. Nous tenons à le remercier en publiant ici son récit. Enfin, en 2004, il est arrivé premier de la catégorie des moins de 35 heures en 23 heures. Admirez le style journalistique, c'est presque de l'Audiard. | Je retrouve Denis, Francis, Guy, Bruno et le petit nouveau Cyril pour leur brevet de 400 kilomètres fin mai à Challans dans des conditions climatiques dantesques. Ils font les premiers 230 kilomètres en 8 heures et je me joins à eux pour une autre boucle de 120 kilomètres. Total : 350 kilomètres, c'est très bien, vu le vent; sauf pour Denis qui veut que son compteur affiche 400 kilomètres et qui repart seul pour une boucle de nuit de 80 kilomètres. Durant les 60 premiers kilomètres qui nous mènent sur Beauvoir puis Notre Dame de Monts, Denis roule devant à 30 kilomètres/heure malgré un très fort vent de face. Pour ma part, au-delà de 27 km/h, Marlboro apparaît sur mon cardio et après 120 bornes, je suis très impressionné d'avoir vu des mecs rouler si vite et si longtemps. Denis me demande de lui faire l'assistance, les 22 et 23 juin pour moi O.K. date bloquée. Départ le samedi 14 heures et cap Rambouillet le plus vite possible (moi j'avais pensé moins de 20 heures). Vendredi 21 juin vers 20h30, Denis et Cyril arrivent en voiture avec Nelly (qui elle repart sur Challans), direction La Pallice chez mes parents, petit repas simple discussion unique vélo : Paris Brest Paris 1999, Bordeaux Paris 2000, Bordeaux Madrid 2001 et stratégie de Bordeaux Paris 2002. 23 heures : dodo. Rendez-vous demain pour le départ à 9 heures. Samedi 22 juin, j'arrive chez mes parents, mon papa (dit l'ancien) est électrique. Denis serein et Cyril pas bien du tout, et se vide dans les toilettes. Je lui dis, c'est comme dans les bons films au début le héros a toujours des problèmes et à la fin tout s'arrange, pas de panique. Les photos de départ et route gentiment vers Bordeaux. Je leur demande de dormir. Nous arrivons au stade Léo Lagrange à 11h00.
Je file voir la liste des engagés. Sur le chemin, je rencontre François Thoraval qui me présente Laurent Drouin, un jeune de 30 ans. Sur cette fameuse liste, que du beau monde : Briand, Malard, Kerlouet, Lapouble, Miranda et son copain Hugues Rico. Les 6 premiers de Bordeaux Madrid, Thoraval, Chizelle, Robin, Francis Rondeau, Bruno Babu, Denis Moran sans oublier l'outsider Guy Coudrais. Derniers préparatifs : plaque de cadre, bidons de nourriture, sandwichs, barres de céréales. Une photo avec toute l'équipe et Denis retrouve un camarade de jeu du dimanche après midi Laurent Drouin. Nous sommes tous les deux unanimes : un coureur national qui monte élite 3 avec comme professeur Thoraval va falloir surveiller le client. 13 heures : allez un dernier petit renvoi dans le caniveau pour Cyril et dans une heure sur le vélo tout ira beaucoup mieux malgré la température supérieure à 30 degrés 13H30 : départ pour Nelly et moi, un sandwich et trente bornes plus loin enfin un café et direction Ruelle. Sur le chemin nous retrouvons Christine, Brigitte, Isabelle et leurs copilotes. L'équipe des papys (composée de Guy mon papa et du papa de Nelly prénommé Jean) s'est postée à Coutras pour prendre la queue du peloton pour une éventuelle crevaison, ainsi que pour la distribution d'eau. Nous arrivons à Ruelle à 16 heures sous une très grosse chaleur, J'attends les fauves entre 17h15 et 17H30 en comptant sur une moyenne de 38 à 40 kilomètres heures. Préparation tranquille des bidons et du reste devant une épicerie qui nous propose de mettre le tout au frais. 16H45 : Denis m'appelle de son portable en roulant à 40 à l'heure pour me dire qu'ils ont seulement fait 95 kms en 2h45 et que le peloton a explosé en trois paquets. 17H40 : les voilà ! 80 coureurs se jettent sur le contrôleur comme des mouches sur une merde . Pour nous tout va bien. Denis et Cyril sont là. Recharge des bidons, éponge sur la nuque, retrait du casque, qui est remplacé par une casquette trempée, et même dégustation d'oranges. Les cinq minutes inutiles de neutralisation nous paraissent bien longues, tous les favoris sont là. Puis nous attendons Francis pour le ravitaillement, on apprend que Bruno a crevé, et que Guy va à son rythme. 18H30 : nous quittons Ruelle direction l'Isle Jourdain 90 kilomètres plus loin. Les bosses sont de plus en plus longues et raides. En chemin, nous dépannons Lionel Délahaie et son tandem pour une crevaison de la roue arrière. 19h00 : nous commençons à remonter en force les véhicules d'assistance pour voir où se trouvent nos coureurs. Le paquet de 80 coureurs a littéralement explosé. Cyril et Francis roulent dans un groupe d'une quinzaine d'unités, avec comme logistique les papys. Et on retrouve des coureurs éparpillés par groupes de cinq à vingt, les visages plutôt marqués par l'effort violent qu'ils viennent de produire, et toujours pas de Denis. Ah ! Voilà enfin le groupe de favoris, plus qu'une trentaine de mecs roulant à bloc le couteau entre les dents, mais nous ne voyons pas Denis (moment de doute ).Tout à coup mon portable s'éveille, c'est Denis qui a soif. Grâce aux sirènes des voitures ouvreuses, je comprends vite qu'il est devant. On le rejoint très vite et on retrouve quatre coureurs qui roulent à fond. Avec l'autorisation des commissaires, je demande à ravitailler les quatre gars à la portière, en temps que premier véhicule d'assistance sur place. 20H00 : plus que dix kilomètres avant le contrôle numéro deux L'Isle Jourdain. On prévient Denis que ça va aller très vite. 20H20: les quatre coureurs arrivent et repartent ensemble après deux minutes de ravitaillement. Puis dix minutes déjà derrière arrive un peloton d'une vingtaine de coureurs, que Thoraval disloque complètement après, comme à son habitude un ravitaillement éclair. Peu après les papys arrivent, Nelly gère de main de maître la séparation des aliments et vêtements pour Denis et Cyril. Ce dernier arrive vers 20h40 et ose me parler d'abandon, une engueulade, un arrêt à l'ombre pour attendre Francis et rendez-vous à Rambouillet demain matin sur le vélo. 21H00 après un demi-tour de quelques kilomètres pour redonner à Cyril son éclairage que j'avais oublier dans la 406, nous quittons l'Isle jourdain avec plus de trente cinq minutes de retard sur Denis. Je commence à comprendre le fonctionnement de la 406, toujours rester dans les tours à plus de 5000 et enfin elle avance.
21H40: nous arrivons à la sortie d'Antigny et retrouvons nos 4 coureurs dont j'obtiens enfin les noms par Gilles un motard sympa et qui durant tout le reste du parcours va nous renseigner sur les écarts, Denis Moran, Hugues Rico, Laurent Drouin et Eric Barbet. 21H50, au kilomètre 270, ils doublent les derniers du départ de 6 heures. 8 heures d'écart sur à peine la moitié du parcours, cela ne doit pas être très bon pour le moral, mais bon chaque tour de pédale les rapproche un peu plus de Rambouillet. 22H40 : contrôle de Martizay, tout va très vite car l'étape qui nous mène à Noyer est très courte. Avec Nelly on en profite pour prendre un café, offert par Monsieur Sabio, l'organisateur de ce 15e Bordeaux-Paris. Toujours seulement dix minutes sur le groupe de «pitbull » dans lequel Kerlouet fait le ménage au contrôle et le peloton repart toujours éparpillé. Et pour nous ça repart malheureusement derrière des assistances mal attentionnées et qui m'empêchent de remonter sur le groupe des quatre. Alors une seule solution, passer le capot de la 406 entre la berne de gauche et l'arrière de leur véhicule et crier « tu peux toucher c'est pas ma voiture », c'est imparable ils font un écart à droite et je passe. Nelly s'accroche mais ne bronche pas. 23H50 : au kilomètre 340 coup de théâtre, Hugues Rico dessale, son cuissard devient tout blanc les yeux en orbite il préfère renoncer et laisser seuls ses trois compagnons d'échappée. 0H05: Nouans les Fontaines, déjà 10 heures que ça roule et plus de la moitié du chemin est faite. 0H35: nous arrivons au contrôle de Noyer Kilomètres 370, nous attendons les trois lascars dans dix minutes contrôle éclair et ça repart. Les assistances de Drouin et de Barbet sont débordées par l'allure et nous confient roue de secours, boissons, et aliments pour leurs coureurs. Tout bon pour Denis. 1H10: Christine me téléphone pour m'informer de la position de Guy qui se trouve au contrôle de Martizay, soit presque cent kilomètres d'écart. 1H15 : Gy en Sologne. Denis nous éveille pour nettoyer son vélo avec de l'eau. Sur la route de Romorantin un panneau indicateur m'interpelle répondant au doux nom de Prunier. 2H30 : nous arrivons à Salbris lieu de repos de beaucoup de randonneurs. J'y retrouve Rico et Miranda en civil et pas d'information sur les écarts. On avait dit aux coureurs vous arrivez, vous pointez, vous repartez et je vous ravitaille après. Résultat nous repartons ensemble sans voiture gyrophare, ni même une moto d'organisation. Juste le temps de croiser à la sortie du contrôle, l'assistance de Thoraval et Drouin qui m'annonce vingt cinq minutes d'écart. 3H25 : Sauvigny en Sologne, Gilles le motard nous confirme bien vingt cinq minutes sur groupes de six coureurs, c'est tout bon pour nous, Laurent traverse chaque village à très vive allure, Denis et Eric assurent le train dans les bosses et sur le plat. 4H00 du matin : Nelly a sorti le parcours et la calculatrice et nous annonce qu'il reste seulement 140 kilomètres à faire, sans COCA ni pour Denis et surtout pour moi. La chasse commence. A l'entrée d'un village, je vois des cyclos et leur assistance ébahie de voir la tête de la course, je m'arrête à leur hauteur je leur demande s'ils possèdent la fameuse boisson. Réponse oui. Je leur dis j'achète et la mémé me donne gentiment une bouteille de 1.51itres de COCA, le bonheur... 4H15 : Chateauneuf sur Loire, je fais de la mendicité pour avoir un café auprès de l'assistance d'un randonneur sympa équipé de camping car. Et on profite de cet arrêt pour faire un pointage. Au bout de vingt minutes, nous repartons sans avoir vu le groupe de poursuivants, pour une spéciale façon rallye, pour rejoindre Denis et les deux autres coureurs. 4H50 : les premières lueurs du jour apparaissent, quel spectacle toujours aussi beau. 5H55 : contrôle d'Autruy sur Juine, le dernier avant l'arrivée. Plus que quatre vingt kilomètres avant Rambouillet, l'écart est de plus de vingt cinq minutes. Un grand merci à Antoine Sabio qui a pris sa voiture depuis Salbris pour porter la carte de route à Denis, qui l'avait laissée sur la table de contrôle. 6H15 : l'équipe des papys trouve enfin le mode d'emploi d'un téléphone portable pour nous prévenir que Cyril se trouve à Cennely kilomètres 464 et que tout va bien. 7H00 : nous demandons à un motard l'écart, il revient nous voir très peu de temps après pour nous annoncer cinq minutes. Aussitôt Denis, Laurent et Eric embrayent, nous on réfléchit sans y croire. J'appelle vite Gilles pour avoir confirmation de l'écart, mais fausse alerte le motard qui n'y connaissait rien a pointé un groupe de randonneurs au hasard. Tout le monde ici pense au record car les kilométrages des voitures, des vélos, des motos et du parcours officiel divergent, les trois coureurs doublent tel un T.G.V. roulant avec un train à vapeur des cyclomotoristes partis trente deux heures avant ainsi que des randonneurs partis huit heures plutôt. 8H20 : ils arrivent à Rambouillet les bras en l'air et en se tenant la main, belle très belle image émouvante, une grosse larme et je me reprends pour les photos. Leur compteur affiche 637 kilomètres et 34.75 de moyenne contre 622 sur le papier. Le record est loupé de sept minutes, tant mieux ça leur fera une motivation supplémentaire pour dans deux ans. Un groupe de six coureurs dont Thoraval, Kerlouet, Choin arrivent avec un retard de trente cinq minutes. Une bonne douche, un café avec Gilles le motard, discussion avec Denis et Eric qui refont leur course et surtout rencontre avec un être humain hors norme RICHARD LEON qui me raconte son petit début de saison. Paris Nice cyclo ; quinze jours après Paris Cherbourg pour le départ à Pool en Angleterre d'un brevet qui s'appelle le Webson 600, 8200 mètres de dénivelée sur 600 kilomètres, avec des bosses à vingt et vingt cinq pour-cent. Au départ trente et un fous à l'arrivée douze barjos, temps de Richard : trente cinq heures. Petit comparatif : Paris Brest Paris sur 1200 kilomètres, c'est dix mille mètres de dénivelée. Et Richard en 1999, pour sa sixième participation, a fait vingt cinq heures à l'aller et quinze minutes de plus sur le retour, évidement sans assistance. Un petit tour de ferry vers Roskoff et direction Brest pour une flèche Brest Paris. Total : deux mille kilomètres dans la semaine. Le week-end du 21 22 23 juin. Départ vendredi 21 de Paris direction Bordeaux en vingt sept heures toujours sans assistance, mais la chaleur l'a fait renoncer à remonter sur Paris avec les cyclosportifs. Les projets, peut être un Paris Brest Paris sur pignon fixe et sans assistance. Vers 12h40 : Cyril arrive très heureux les yeux brillant de bonheur. Puis à 13 heures, Francis, que Denis accueille une nouvelle fois avec beaucoup d'émotion, le présente au journaliste et coureur Jean Michel Richefort (39èen 20h40) pour lui raconter leur aventure peu ordinaire. 13H50 : Bruno arrive à son tour heureux mais (putain de crevaison et de chiasse), c'est bon pour la motivation du Bordeaux Paris 2004. 15H00 : papa et moi quittons Rambouillet direction la Rochelle sans avoir vu Guy, qui arrivera à 18h30 juste pour la remise du prix a Denis. Denis un immense merci pour m'avoir permis de te suivre jusqu'à la victoire en compagnie de Nelly, formidable équipière. (l'album photo est disponible dans la partie droite) A chacun sa façon en respectant les règles ... c'est ça la liberté ! Petite précision: Laurent Prunier habite dans la région de la Rochelle; lui et son père Guy nous suivent dans tous nos périples depuis le Bordeaux-Paris 2000. C'est un vrai passionné de vélo et de grandes épopées cyclistes. Nous tenons à le remercier en publiant ici son récit. Enfin, en 2004, il est arrivé premier de la catégorie des moins de 35 heures en 23 heures. Admirez le style journalistique, c'est presque de l'Audiard. Pour moi cela commence, le 13 avril par mon premier brevet de 200 kilomètres, rencontre avec Patrice Claverie 7 h 15 de vélo, bien. Je tente le 27 avril le 300 kilomètres, réussi en 12 h 00. Et enfin le 400 kilomètres le 17 mai, mémorable, 19 heures passées sur le vélo, dont 18 heures sous la pluie, merci papa d’avoir supporté mes mouvements d’humeurs. Un bout de sortie lors du 400 de Challans, les barons et Pascal me font voir le fossé qu’il me reste à franchir. Pour eux 400 kilomètres 16H00. Pour moi cela s’arrête là, le jour du 600, déménagement professionnel, je pousse quand même Pascal à y aller. Grosse galère pour Patrice et lui. Pour Denis le 600 se fait en deux temps avec une nuit d’arrêt chez Jean Marc Robin. Et nous arrivons déjà le 18 août pour faire l’assistance de Denis avec papa et Nelly dans la 406 fraîchement repeinte. Départ tranquille à 7h30 de La Rochelle direction Saint Quentin en Yvelines. 12 heures les retrouvailles avec Denis et Nelly, Jean Pierre Lapouble et sa femme Cathy. Briefing sur le plan de guerre, liste des favoris, que du beau monde. 17 heures, première attente devant un portail avant l’enregistrement des coureurs. 18 heures ouverture du portail une légère pression est perceptible, papa a réussi a bien placer le vélo de Denis, devant avec tout les favoris. 19H30 ouverture de la dernière grille, avant la ligne de départ, je prends le vélo de Denis pour un sprint en première ligne. Petit moment de stress pour Denis qui ne m’a pas vu partir et cherche sont vélo partout, mais tout va bien on gère. 20h00 le départ les fauves sont lâchés, pour en principe 15 kilomètres de neutralisation, mais au premier rond point, un coureur annonce a la voiture ouvreuse de l’organisation à gauche, et lui il prend à droite, avec tout le peloton derrière lui. Pour nous direction Mortagne au Perche kilomètre 141, là on apprend que Pascal est bien parti, mais que Patrice a crevé au bout de 30 kilomètres de course. Vers 0h20 les premiers coureurs arrivent, Jean Pierre Lapouble et Denis sont devant, pour eux tout va bien, même pas besoin de bidon. Puis a peu près 80 coureurs seulement en 10 minutes, du jamais vu. Ensuite nous partons vers Villaines la Juhel, où arrivent a 2h52, 56 coureurs, parmi eux, les toujours très incisif Richard Léon et Lionel Delahaie, ça va très vite, contrôle ravitaillement et ca repart Jean-Pierre en premier qui malheureusement va sauter dans la grosse bosse qui suit, ou 26 coureurs vont basculer en haut et rouler comme des dingues pour que personne ne revienne de derrière. Résultat à Fougère à 5h48 au kilomètre 311 à 32.8km/h de moyenne ils ne sont plus que 26. Sur la route qui nous mène à Tinténiac, impossible de larguer, pourtant pas faute d’avoir essayé une grosse Audi. A l’arrivée au contrôle un Texan, gabarit videur de boite, barbe à la ZZ TOP, chapeau de cow boy me regarde, vient vers moi me serre la main et me dit « yes the frenchy good driver » ouf ! Ce monsieur est l’assistance de l’américain Fulton qui roule avec Denis, et ne sait pas lire une carte routière. Tinténiac kilomètre 366, à 7h39 Réveillon ! 4 minutes d’arrêt le temps de changer de roue, d’enlever les éclairages, de changer de maillot pour Denis, qui a ce moment a 45 minutes d’avance sur l’édition de 1999. Loudéac 9h30 grosse galère, nous sommes obligés de vider la 406 pour traverser un collège, car le contrôle se trouve au fond de celui-ci et les bénévoles nous interdissent l’entrée avec les voitures. 10h27 suspense, Denis arrive avec 21 compagnons, quelques-uns ont sauté depuis Fougères. 2 minutes d’arrêt et ça repart malheureusement sans bidon de thé, malgré un sprint avec le vélo de secours à la voiture. Il gueule c’est qu’il est bien. Sur la route de Carhaix pendant que Nelly et Papa dormaient, j’ai débourré la 406 avec Louis Coail et son Scénic. SYMPA ! Carhaix. La blague du jour vient d’un bénévole qui me somme de déplacer la voiture sous prétexte qu’elle va gêner les coureurs qui vont se croiser. J’essaye de lui expliquer que nous sommes les premiers, que seulement 20 voitures vont arriver derrière moi, rien à faire il me menace de pénalité. J’obtempère. Allez, courage ! on revide la voiture pour tout étaler sur un banc à l’ombre. (Qu’est ce que l’on va oublier cette fois ci ?). Pas le thé car je fais préparer une bonbonne de 5 litres que je récupérerai au retour, par une charmante bénévole qui ne comprend pas que je puise revenir avant 19h00 l’heure a laquelle elle débauche. Brest, grosse galère pour trouver le contrôle centre ville, rue piétonne, bouchons, feu tricolore, fatigue, chaleur, bref tout y passe. Au contrôle, enfin une bonne douche, un café et oh ! Surprise. A 15h54, les coureurs arrivent, moment de panique nous ne sommes pas prêts. Papa seul avec Denis qui pointe le premier, égare les bidons, vite le vélo de secours, sprint à la voiture, Denis s’arrête au coffre. Je lui bourre les poches de nourriture solide, lui donne une bouteille de Coca Cola dégazé, un bidon de thé et une bouteille de vichy. Et il repart en gueulant, c’est qu’il est de mieux en mieux. Deplaix (vainqueur de l’édition 1999) abandonne, ils ne sont plus que 17 à repartir. 19h54, c’est le record pour descendre sur Brest Retour sur Carhaix vers 18h00. Je récupère mon thé, les coureurs arrivent à 18h49 pointent et repartent en moins de 2 minutes. Didier Miranda, un favori, abandonne son deuxième Paris Brest Paris sur deux participations. Loudéac retour, j’ai faim mais vu la file d’attente au self je me contenterai d’une crêpe saucisse. 21h35 Denis pointe, s’équipe pour la nuit, baudrier, lumière, jambière (de minimes) le tout en moins de 3 minutes sous les yeux des spectateurs envieux. Tinténiac 00h56, pointage rapide, Denis n’est pas au mieux, son genoux lui cause du souci, Ils ne sont plus que 15. D’un seul coup, je me rends compte que j’ai oublié mon téléphone portable que j’avais mis en charge au contrôle de Tinténiac. Je m’arrête en pleine campagne, débarque Nelly dans la voiture d’assistance du coureur Loïc Bodin qui me suivait et demi-tour avec papa, ça roule vite, très vite. Tinténiac, mon téléphone et ça repart encore plus vite, mais le sommeil me gagne, à 15 bornes de Fougère je m’effondre, papa prend le volant. Je dors profondément lorsque je sens la voiture arrêtée. J’ouvre un œil et je vois trois képis bleu (je vous jure ça aide à reprendre ses esprits). Je descends regarde l’heure 2h35, je demande à papa « qu’a tu fais comme conneries », Un képi me répond, il est rentré un peu vite dans le village. Moi : où sommes-nous ? Képi : a Fougères. Je leur explique que nous sommes l’assistance de la tête de course de Paris Brest Paris et j’attends mon coureur entre 2h25 et 2h45 au contrôle, et que si nous n’y sommes pas, celui ci n’aura rien a boire et à manger. Ils nous regardent tels des extra terrestres (papa survêtement et baudrier, moi maillot de vélo publicitaire) et nous disent. Képi : allez y c’est bon pour cette foi mais j’espère que vous roulez moins vite le jour. Moi : je ne comprends pas comment mon papa a pu se laisser à une telle bêtise, pour que cela ne se reproduise pas je vais conduire, merci et au revoir. Fougères, après avoir cherché le contrôle, nous arrivons 15 minutes avant Denis personne dans les assistances n’aurait cru que nous serions de retour a l’heure. 3h18, 14 coureurs arrivent pointent et repartent prêts à en découdre dans les bosses à venir. Denis ainsi que son genoux, font peur à voir. Le Danois Kasler abandonne en pleure, avec sa compagne. Vilaines la Juhel 6h30 il fait très froid 8°C, un bénévole du contrôle nous annonce que Jean Marc Robin est en tête avec cinq minutes sur d’autres coureurs, les autres ont sauté. Suspense terrible, où est Denis. 6h43 Jean Marc arrive, mange en montant ces foutues marches d’escalier et repart avec son baudrier que la commissaire de tout à l’heure, lui interdit d’enlever. 6h51, Denis, Loïc Bodin, Didier kerlouet, Marc Leuckx, Dominique Briand, Gérard Poncin, François Thoraval, Ian Patuel, Gilles Malard,et l’italien sans assistance Enrico De Angeli pointent. Denis prend même le temps de discuter avec Francis. Puis à dix minutes derrière, et un peu plus loin Bruno Lecorre et l’américain Michael Fulton. Pour Yves Chizelle c’est malheureusement la fin. 8h30 nous arrivons à Mortagne au Perche dernier contrôle pour nous avant Guyancourt. Le contrôle est fermé, je décide de prendre le circuit a contre sans pour faire des photos. Nous traversons de jolis petits villages décorés pour l’événement Paris Brest Paris. Je m’arrête à Mamers pour une boulangerie, et surtout pour photographier les fauves en plein numéro, une bosse avec un stop. Voilà six coureurs, Denis, accompagne de Leuckx, Briand, Bodin, Kerlouet et Jean Marc qui a était repris, puis a 15 minutes un groupe de quatre coureurs, composé de Thoraval, Malard, Poncin, Patuel, et un plus loin l’italien seul. Puis Lecorre et Fulton en perdition. 9h40 contrôles de Mortagne tout est prêt, vêtement de jour, nourriture, boissons. Denis se change et repart avec ses 6 compagnons de route. A 20 minutes les quatre pointent et repartent dans le désordre le plus complet le moral dans les chaussettes. Et Bruno que je dépanne avec du coca et de l’immodium a saute, obligé de s’arrêter pour faire un besoin urgent, victime d’un problème gastrique. Pour nous moment de détente, il nous reste cinq heures pour faire 143 kilomètres en voiture, réorganisation du coffre, papa le gère à merveille. Et nous arrivons à Guyancourt vers 13h00. On avait goutté à l’accueil Breton maintenant on a droit à celui du Parisien. Une bonne douche, ça réveil, le sommeil me gagne, mais l’excitation de ne savoir s’ils vont arriver mains dans la main, ou bien s’ils se sont expliqués sur la route. J’aimerai la deuxième hypothèse avec Denis, Jean Marc et Dominique (fantasme d’un podium). Papa ne tient plus en place, huitième assistance sur PBP pour lui et peut être la victoire après une troisième place, et toujours dans les vingt premiers. Nelly toujours égale à elle-même ne montre pas son inquiétude et préfère aller chercher la fameuse BX que Denis a garée sur un parking un peu plus loin. Francis et Guy nos deux reporters photos nous rejoignent avec des bonnes nouvelles, le scoop, les six coureurs sont passés tous ensemble à Nogent le roi vers 12h30. Le record est en vu, ça s’est sûr. A qui la victoire ? 14h40 devant une petite foule de badauds connaisseurs les six arrivent main dans la main et font un tour d’honneur pour mieux savourer leur exploit. Une grande joie se lit sur leurs visages. RECORD 42 HEURES 40. Puis pointage des cartes, Denis fait le ménage pour laisser Kerlouet le premier. Beau geste. Comme quoi 1240 kilomètres sur le vélo cela créé des liens. S’en suit des accolades de joie avant que Denis appelle tous les coureurs et leurs assistances sur le podium pour la photo, grand moment de bonheur partagé, personne ne peut contenir au moins une larme. Puis c’est la détente avec le champagne et Jean Michel Richefort, le journaliste de la revue Cyclo-Passion, qui devait prendre le départ en tandem avec Hervé Talabardon mais celui-ci s’est cassé une jambe quelque temps avant Paris Brest Paris, et finalement Jean Michel est parti en solo, pour abandonner au premier contrôle, suite a un problème de vue la nuit prévisible. Jean Michel nous questionne sur le déroulement de la course, les nombreux problèmes d’organisation, Denis, Jean Marc, Loïc, Dominique et Gilles refont leur course avec un grand regret que leur copain Jean Pierre ai sauté si tôt. Vers 19h00 nous partons manger tous ensemble au restaurant, le temps pour moi de bien modifier le profil droit de la 406. A table tournée générale de Panzani. Nous sommes rejoints par le Danois Kasler qui a abandonné à Fougère sur le retour ainsi que sa très charmante assistante. Photos souvenirs rigolades et retour au stade pour accueillir Jean Pierre qui à pointé a 19h57 et aussi les autres coureurs qui arrivent, tout étonnés d’être accueillis sous les applaudissements des premiers. Encore du champagne, chacun refait sa course. Je discute avec Michel Minguant qui finit encore premier tandem, et me lance, « imagine, Denis et moi sur un tandem ». Je lui réponds pourquoi pas, à voir. 23h00 bien fatigué, direction l’hôtel, dodo, et le lendemain matin nous passons vite fait au stade avant de quitter Paris à 12h30 direction La Rochelle. La tête plein de souvenirs d’avoir vécu un truc de dingue. Plus tard nous apprendrons que Pascal a fini sont quatrième PBP en 68h45, avec seulement 4500kms de préparation, après avoir vu le soleil se coucher (comme lui) sur la rade de Brest et se lever 11h00 plus tard. Pour Patrice, c’était le premier PBP, après un record sur Bordeaux Paris en 2000 en 18h13, 54h27 c’est super. Encore une fois merci à Nelly, Papa et surtout à toi Denis. (l'Album photo est disponible dans la partie droite) Par Jean-François Lafaye - Article paru dans le JDB n° 16 Week-End de l'ascension 2006. Cette randonnée était organisée par l'Association des Brûlés de France avec le soutien du Vélo Sport Drouais, du club de St-Jean-de-Monts Vendée Cyclisme, des Associations Roule Roule et Amis du Moulin de la Route du Both.
Partie vendredi de Vernouillet, la quarantaine de cyclotouristes engagée dans la première randonnée Vernouillet-St-Jean-de-Monts organisée au profit de l'Association des Brûlés de France est parvenue à rallier sans encombre le chef-lieu de canton du département de la Vendée où les cyclistes sont arrivés, samedi après-midi, au terme d'un périple d'un peu plus de 400 km. Vendredi, à midi passé de quatre minutes c'est un peloton composé de trente-sept hommes et trois femmes qui avait depuis le parking de la piscine de Vernouillet en Eure-et-Loir pris la direction de la côte Atlantique. Ces baroudeurs avaient alors pour premier objectif de rejoindre Sablé sur Sarthe où devait être jugé le terme de la première étape. Les premiers y parvenaient un peu avant 19h30 après avoir avalé les 194 km d'un parcours qu'un vent fort contraire avait rendu plus éprouvant encore. C'est un peu avant 8h30, le lendemain matin, qu'était donné le départ de la seconde étape à des cyclotouristes auxquels il était proposé de parcourir un peu plus de 200 kilomètres pour parvenir au terme de cette première édition. C'est finalement à 17h20 qu'un premier peloton de vingt cyclotouristes rejoignait St-Jean-de-Monts et franchissait la ligne d'arrivée située devant le Palais des Congrès après avoir parcouru une distance un peu plus longue qu'initialement prévue, les compteurs embarqués sur les vélos des participants affichant une distance de 212 kilomètres, portant ainsi la distance totale de ce premier Vernouillet-St-Jean-de-Monts à quelques 406 kilomètres. Les Pompiers de Dreux Un peu plus tard, après que la valeureuse équipe des pompiers de Dreux soit parvenue à son tour à rallier l'arrivée, il sera alors temps de passer aux festivités d'usage. Ce sont d'ailleurs les Pompiers Drouais avec leur capitaine de route Hugo Heuline qui auront les premiers les honneurs de la cérémonie puisqu'ils se verront remettre le trophée du club le mieux représenté des mains de d'André Ricolleau, maire de St-Jean-de-Monts. Le premier magistrat de la cité vendéenne qui, après s'être réjoui de la concrétisation d'un projet qui s'était dessiné en 2004 au cours d'un déjeuner avec Paul Villain, a d'ores et déjà donné rendez-vous à tous les cyclotouristes pour le week-end de l'Ascension 2008 et la seconde édition de cette randonnée dont le départ sera cette fois donné de la cité vendéenne. L'Association des Brûlés de France remercie une nouvelle fois Daniel Frard, Maire de Vernouillet, Simon Fontana, adjoint aux sports, l'équipe Municipale, Alain Le Goff, directeur du service des Sports, Gilles Le Strat, directeur de la communication et de la culture pour le soutien apporté dans l'organisation de cette manifestation. Sans oublier André Ricolleau, Maire de St-Jean-de-Monts, Jean Claude Boutholeau, directeur des services techniques de St-Jean-de-Monts, Francis Rondeau, responsable Roule Roule et antenne de l'ABF, Albert et toute l'équipe des Amis du Moulin de la Route du Both, les bénévoles du Vélo Sport Drouais et de l'Association des Brûlés de France. (note: album photo disponible dans la partie droite)
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La Rand'Océane 2007
Organisée chaque année par nos amis du Cyclo Club Belvérin, cette randonnée qui part de Bauvoir sur Mer (85), permet à tous de découvrir ou de redécouvrir la côte, le Marais et le Bocage Vendéen. Les organisateurs ont décidé de fixer la date de cette manifestation au premier samedi de juin, chaque année. Pour l'edition 2007 ce sera
LE 2 JUIN 2007
La Francis Rondeau 2007
La 4ème édition de la Gentlemen Cycliste 'La Francis Rondeau' aura lieu à Saint-Jean-de-Monts
LE 27 OCTOBRE 2007
Saint-Jean-de-Monts ... Dreux 2008
La 2ème édition de la randonnée Vernouillet-St-Jean-de-Monts aura lieu en 2008 (dates à déterminer). Pour respecter l'alternance entre les deux communes organisatrices, ce deuxième départ se fera depuis Dreux, ville de Paul Villain, Président de l'Association des Brûlés de France
... /... /2008
Prochainement
La Gentlemen cycliste La Francis Rondeau est organisée au profit de l'Association des Brûlés de France.
C'est le samedi 25 novembre 2006 que son président, Paul Villain, recevra le résultat de cette manifestation, à Saint-Jean-de-Monts.
Nous mettrons en ligne sur ce blog le compte-rendu définitif de l'ensemble de cette édition 2006. L'article sera également transmis à la rédaction nationale du Journal des Brûlés.
Encore merci à tous.
Le bureau de l'Association Roule Roule
A l'année prochaine
La prochaine édition de la Gentlemen aura lieu le 27 octobre 2007 ... réservez votre week-end !!!
L'important c'est de participer ...
Merci encore aux chronométreurs ainsi qu'à Pierre Terrien.
Remarque: pour visualiser le tableau de classement, vous devez disposer du logiciel Microsoft Excel sur votre ordinateur. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez télécharger la visionneuse officielle de Microsoft qui vous permettra de lire le tableau sans disposer du logiciel complet (Pour télécharger la visionneuse Excel de Microsoft, cliquez ici)
Notez bien
L'ancien site disparaitra à terme.
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